LES « AUTRES » MEDECINES

LES « AUTRES  » MEDECINES

Après avoir parlé de réflexologie plantaire (voir mon précédent article Réflexologie Kesako ? je m’attarde ici sur ce qu’on appelle les « autres » médecines en occident ; qu’on nomme aussi médecines douces, alternatives, parallèles, naturelles, complémentaires ou non conventionnelles[1].

Elles se distinguent donc de la médecine allopathique, pratiquée en occident par nos médecins généralistes et en centre hospitalier. Ces M.A.C (Médecines Alternatives et Complémentaires) n’utilisent pas de molécu

les chimiques ou médicaments et se distingue de la philosophie de la médecine dite « classique » / conventionnelle[2] (allopathique)[3]. Elles abordent le corps dans comme un tout, dans sa globalité et s’intéresse autant aux expressions physiques qu

e psychologiques de la personne. Comme dit dans l’article Réflexologie Kesako ?, la réflexologie par exemple tient de la médecine traditionnelle chinoise que « le corps et l’esprit sont pris dans leurs singularités pour mieux en comprendre l’ensemble. »[4]

A noter qu’en France, nous n’avons pas de définition qui fait l’unanimité. Comme le souligne Alberique Flandrin Mouallem (dans sa thèse pour être médecin généraliste), « En fait chaque pays semble s’être approprié une définition propre. Ces difficultés de terminologie illustrent bien la confusion qui règne autour de ces techniques en France. »

En France, la médecine allopathique se garde encore très à distance de ces médecines alternatives et avec une certaine méfiance et des fois beaucoup de violence. « De plus le terme médecine parallèle sous-entend une séparation entre deux conceptions différentes de la médecine fonctionnant indépendamment, comme deux lignes droites parallèles qui ne se rejoindront jamais, condamnant toute complémentarité. »[5]

Il faut bien avoir en tête que ces inquiétudes du corps médical ne viennent pas de nulle part, car toute personne qui se dit faire de la médecine alternative n’est pas forcément fiable. Certaines thérapies complémentaires sont régies par décret (titre de psychothérapeute, ostéopathie, chiropraxie par exemple) mais d’autres ne le sont pas et toute personne peut se dire praticien.[6]

A noter aussi qu’il ne faut pas tomber dans des extrêmes. « Pour Isabelle Ignace, psychologue, hypno-thérapeute et responsable du pôle pédagogique de l’Institut Français d’Hypnose (www.hypnose.fr), « ces médecines ne viennent pas tant en remplacement des médecines occidentales qu’en complément, en appui de celles-ci. Cette précision est importante pour éviter l’arrêt d’un traitement. Par exemple, quand je reçois des patients souffrant d’un cancer, je leur demande de ne pas cesser leur chimiothérapie. »[7]

Ce qui est encourageant cependant c’est que plusieurs établissements en France commencent à intégrer les MAC. Elles deviennent alors complémentaires du travail du médecin. « Avantage de ce rapprochement ? La possibilité de valider l’efficacité des médecines douces par des études fiables. »[8]

De plus ou moins jeunes médecines comme Alberique Flandrin Mouallem participent à faire évoluer la situation en prenant les MAC comme ce qu’ellessont – des bons accompagnements de soin. « A l’heure actuelle, dans notre exercice en médecine générale, nous sommes de plus en plus confrontés à une demande des patients concernant une prescription d’homéopathie, d’ostéopathie, d’acupuncture ou des conseils sur les MAC et les personnes les pratiquant.

Les MAC sont mal connues des médecins français en général, le sujet étant peu abordé dans le cursus universitaire. De nos jours le médecin a un rôle central dans le parcours de soin des patients, il est indispensable que celui-ci soit à même de discuter et conseiller ses patients. »[9]

Ce qui est intéressant de nos jours c’est que ces études cliniques permissent pas le rapprochement des différentes formes de médecines confirment des notions ; « les découvertes de ces vingt dernières années sur le système immunitaire (les groupes tissulaires HLA) prouvent que chacun a un capital génétique particulier qui peut faire le lit de certaines affections. En soignant ce terrain – et c’est le propos des médecines parallèles – on peut, peut-être, éviter certaines maladies. »[10]

Les médecines complémentaires sont riches et très reconnues dans certaines parties du monde. La France évolue lentement et craintivement mais avance sur ce point. Et il est important de crédibiliser les métiers. Et c’est un travail qui doit se faire sur le long terme entre les médecins, les praticiens de ces MAC et les personnes qui souhaitent les découvrir.

 

Aela, Réflexologue plantaire

 

Petit +++

Une petite liste exhaustive des médecines douces ici ! 

 

[1] FLANDRIN MOUALLEM Alberique, Perception des Médecines Alternatives et Complémentaires (MAC) par les médecins généralistes par la méthode du Focus Group, Thèse réalisé pour le diplôme d’état de docteur en médecine – DES de Médecine Générale, « http://archive.bu.univ-nantes.fr/pollux/show.action?id=ef472394-ed6e-4cd1-a3dd-9b4e27311902 », Présentée et soutenue publiquement le 29 octobre 2013, consulté en septembre 2018.
[2] « Nous définissons par médecine conventionnelle la médecine occidentale clinique et biologique, fondée sur une démarche scientifique systématique, appuyée sur des niveaux de preuves. » FLANDRIN MOUALLEM Alberique, Perception des Médecines Alternatives et Complémentaires (MAC) par les médecins généralistes par la méthode du Focus Group, Thèse réalisé pour le diplôme d’état de docteur en médecine – DES de Médecine Générale, « http://archive.bu.univ-nantes.fr/pollux/show.action?id=ef472394-ed6e-4cd1-a3dd-9b4e27311902 », Présentée et soutenue publiquement le 29 octobre 2013, consulté en septembre 2018.
[3] HORDE Pierrick, docteur, « Médecines douces, définition », « https://sante-medecine.journaldesfemmes.fr/faq/27949-medecines-douces-definition », Le Journal des Femmes, réalisé en collaboration avec des professionnels de la santé et de la médecine, sous la direction du docteur Pierrick HORDE, directeur éditorial de Santé-Médecine et du Particulier Santé, date publication inconnue, consulté le 27 septembre 2018.
[4] ROBIC Aela, « Réflexologie Kesako ? », http://aela-reflexologie-lyon.fr/reflexologie-kesako/, Site internet AELA Réflexologie, article publié le 17 septembre 2018.
[5] FLANDRIN MOUALLEM Alberique, Perception des Médecines Alternatives et Complémentaires (MAC) par les médecins généralistes par la méthode du Focus Group, Thèse réalisé pour le diplôme d’état de docteur en médecine – DES de Médecine Générale, « http://archive.bu.univ-nantes.fr/pollux/show.action?id=ef472394-ed6e-4cd1-a3dd-9b4e27311902 », Présentée et soutenue publiquement le 29 octobre 2013, consulté en septembre 2018.
[6] C’est pourquoi, j’invite par exemple en réflexologie à la prudence. Des écoles délivrent de vraies formations mais certaines personnes se disent réflexologues sans avoir vraiment suivit de cursus.
[7] Auteur inconnu, Médecines alternatives et complémentaires, « https://www.hopital.fr/Vos-dossiers-sante/Prises-en-charge/Medecines-alternatives-et-complementaires », Site Hopital.fr, oublié le 7 avril 2015, consulté en septembre 2018.
[8] GANNAC Anne Laure & MAURY Isabelle, Médecines, à qui faire confiance ?, http://www.psychologies.com/Bien-etre/Medecines-douces/Se-soigner-autrement/Articles-et-Dossiers/Faut-il-se-soigner-autrement/Medecines-a-qui-faire-confiance, Psychologie Magazine, date de parution inconnue, consulté en septembre 2018.
[9] FLANDRIN MOUALLEM Alberique, Perception des Médecines Alternatives et Complémentaires (MAC) par les médecins généralistes par la méthode du Focus Group, Thèse réalisé pour le diplôme d’état de docteur en médecine – DES de Médecine Générale, « http://archive.bu.univ-nantes.fr/pollux/show.action?id=ef472394-ed6e-4cd1-a3dd-9b4e27311902 », Présentée et soutenue publiquement le 29 octobre 2013, consulté en septembre 2018.
[10] GANNAC Anne Laure & MAURY Isabelle, Médecines, à qui faire confiance ?, http://www.psychologies.com/Bien-etre/Medecines-douces/Se-soigner-autrement/Articles-et-Dossiers/Faut-il-se-soigner-autrement/Medecines-a-qui-faire-confiance, Psychologie Magazine, date de parution inconnue, consulté en septembre 2018.

 

BIBLIOGRAPHIE POUR CET ARTICLE

FLANDRIN MOUALLEM Alberique, Perception des Médecines Alternatives et Complémentaires (MAC) par les médecins généralistes par la méthode du Focus Group, Thèse réalisé pour le diplôme d’état de docteur en médecine – DES de Médecine Générale, « http://archive.bu.univ-nantes.fr/pollux/show.action?id=ef472394-ed6e-4cd1-a3dd-9b4e27311902 », Présentée et soutenue publiquement le 29 octobre 2013, consulté en septembre 2018.

GANNAC Anne Laure & MAURY Isabelle, Médecines, à qui faire confiance ?, http://www.psychologies.com/Bien-etre/Medecines-douces/Se-soigner-autrement/Articles-et-Dossiers/Faut-il-se-soigner-autrement/Medecines-a-qui-faire-confiance, Psychologie Magazine, date de parution inconnue, consulté en septembre 2018.

HORDE Pierrick, docteur, « Médecines douces, définition », « https://sante-medecine.journaldesfemmes.fr/faq/27949-medecines-douces-definition », Le Journal des Femmes, réalisé en collaboration avec des professionnels de la santé et de la médecine, sous la direction du docteur Pierrick HORDE, directeur éditorial de Santé-Médecine et du Particulier Santé, date publication inconnue, consulté le 27 septembre 2018.

ROBIC Aela, « Réflexologie Kesako ? », http://aela-reflexologie-lyon.fr/reflexologie-kesako/, Site internet AELA Réflexologie, article publié le 17 septembre 2018.

Auteur inconnu, Médecines alternatives et complémentaires, « https://www.hopital.fr/Vos-dossiers-sante/Prises-en-charge/Medecines-alternatives-et-complementaires », Site Hopital.fr, oublié le 7 avril 2015, consulté en septembre 2018.

 

Rédigé avec grand intérêt pour Fourchette & Petons
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